Protection des épargnants: Forex, CFD et options binaires interdits de pub

INVESTIR | Le 14/01 à 01:00

Options binaires actu

« Venez trader sur le Forex comme un pro », c’est fini. Loi Sapin 2 et Journal officiel, modification du règlement intérieur de l’AMF et du Code de la consommation, le dispositif est en place. Toutes les publicités électroniques, directes et indirectes (bannières, e-mailings, pop-up, y compris via les réseaux sociaux), sur ordinateur, téléphone, à la radio ou la télévision sur les CFD, le Forex (marché des changes) et les options binaires sont dorénavant interdites, quel qu’en soit l’initiateur. Les produits tels les warrants, les turbos ou les couvertures sur les changes ne sont pas concernés. Les liens de sponsoring dans ces domaines avec des clubs de football de Ligue 1, qui, à un moment, fleurissaient, entrent en revanche dans le champ d’interdiction de la nouvelle réglementation.

Il faut dire que, malgré la légère baisse constatée l’an dernier, 30 % des appels à Epargne Info Services (le service de l’AMF) et 65 % des réclamations auprès de l’AMF ont concerné le trading spéculatif sur Internet. Selon une étude menée en 2014, 9 clients sur 10 étaient perdants sur des sites pourtant agréés par des régulateurs sérieux. Sur une période de quatre ans, les particuliers ont affiché 175 millions d’euros de pertes, contre 13 millions de gains. Même constat à l’étranger. Pis, l’attrait d’un complément de revenus a amené certains particuliers vers le surendettement.

« Une pression publicitaire forte et une exposition massive du grand public » à « des publicités séduisantes, voire racoleuses, diffusées majoritairement sur des sites visant le plus grand nombre », avec un « déséquilibre manifeste du couple rendement/risque », font du trading spéculatif sur Internet « un fléau pour l’épargne française », rappelle l’AMF. Les autorités veulent donc couper le robinet » par lequel arrivent les nouveaux clients-futures victimes. Pour cela, un dispositif large et simple est mis en place, permettant aux régies publicitaires, par exemple, de s’assurer de la régularité des publicités. L’AMF travaillera main dans la main avec la DGCCRF – le Code de la consommation a également été modifié -, et, au final, les contrevenants risquent dès maintenant une sanction administrative et une amende pouvant aller jusqu’à 100.000 € par publicité.

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